Brève chronique du Groupe Hommes de Pinerolo
Comunità cristiana di base di Pinerolo

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Uomini in Cammino-Gruppo Uomini
(Groupe hommes de Pinerolo)
Gruppo Donne
Gruppo Guatemala 'Las Quetzalitas'

Beppe Pavan
c.so Torino 117
10064 Pinerolo (To)
Italie

Le Groupe Hommes (Gruppo Uomini, GU) est né en avril 1993 de la rencontre de trois " filons de motivations " à l’intérieur de la Communauté Chrétienne de Base (CdB) de Pinerolo (Turin) :

1 - Ne serait-ce que pour recevoir l’appel à la conversion qui nous vient des femmes, nous ne pouvons plus nous taire face au machisme dominant dans l’église (avortement, viol, sexualité); c’est un terrain oecuménique où nous pouvons créer des ponts et des contacts.

2- Le modèle de femme auquel nous sommes habitués est pensé par et pour les hommes: nous devons redécouvrir le modèle-Jésus, son mode de relation avec les femmes.

3- Le genre masculin est responsable de la violence-oppression à l’égard des femmes: il est temps que la prise de conscience individuelle devienne collective, parce que la faute-responsabilité est collective.

Nous avons tout de suite choisi un siège " laïc " (celui de l’ARCI), pour éviter d’éventuelles complications, et un rythme (mensuel) compatible avec tous les autres engagements.

49 hommes sont déja passes dans le groupe, mais la participation actuelle (mai 1998) est de 12-15, assez stable depuis quelques mois.

Après quèlques rencontres sur des thèmes bibliques ("La Bible a été écrite par des hommes" et "que savons-nous de l’homme-Jésus de Nazareth ") et après avoir tenté en vain la lecture collective de livres, le GU demande l’aide des femmes au cours d’une rencontre (26.5.94) assez problématique.

Nous sommes alors contactés par un groupe de jeunes qui se réunissent à l’église vaudoise de Pinerolo sur le thème de la sexualité, et nait l’idée d’un camp-hommes à Agapè (Centre Oecuménique de Prali). Il se déroule le 19 et le 20.11.94 et a pour thèmes " le malaise masculin, nos malaises " et " la communication entre hommes " : trois groupes d’hommes se rencontrent, le nôtre et deux groupes d’homosexuels. Le camp est difficile et n’aura pas de suite.

Le groupe démarre alors un parcours de réflexion sur " les sentiments et les émotions entre hommes ": les sentiments, les peurs, la peur du conflit. Nous nous faisons aider par deux femmes, psychologues de l’association Nexus de Pinerolo. Nous apprenons, à partir de nous, à parler de nous: cela est très beau.

23.4.95 - seconde rencontre avec les femmes de la CdB sur " Sentiments et émotions " (16 femmes et 14 hommes) - seconde rencontre avec les femmes de la CdB sur " Sentiments et émotions " (16 femmes et 14 hommes)

Le GU " prend goût " à la communication entre les hommes et le programme pour les mois suivants devient ainsi " racontons-nous nos vies " : enfance, adolescence, jeunesse, âge adulte.

29.3.96 - le GU invite hommes et femmes à une rencontre publique sur le thème " ma mère m’a-t-elle élevé comme un sultan? " Sont présentes environ 60 personnes, dont 22 hommes. Nous nous confrontons sur le rôle des femmes dans notre formation.

Nous tentons aussi de devenir, comme groupe, lieu d’initiative pour l’objection fiscale aux dépenses militaires et pour la défense non-violente, pour combattre la culture de mort qui domine dans le monde gouverné par les hommes ; mais çà ne marche pas : cela reste un engagement individuel.

Décembre 96 - naissance de " Hommes en chemin " (Uomini in cammino), 4 pages, supplément au bulletin de la CdB, qui se propose de donner une visibilité aux hommes qui se mettent en chemin pour sortir du patriarcat: voir et savoir que l’on n’est pas seul fait du bien.

Nous poursuivons ensuite le récit de nos vies (à partir d’avril 97), en nous concentrant sur nos pères et les fils, pour ceux qui en ont; récit conclu par la rencontre publique organisée le 27.2.98 sur le thème: " nous, nos pères et nos fils : relations au masculin ".

Sont présentes 47 personnes : 23 femmes et 24 hommes. L’un après l’autre, les hommes du GU introduisent la réunion, racontant un aspect problématique de leur expérience personnelle. Le débat est très large, et s’enrichit de la participation de 3 femmes du Centre d’étude de la pensée féminine de Turin (Centro Studi Pensiero Femminile di Torino).

12.3.98 - Après 5 années de vie, le GU rencontre, à son initiative, la CdB de Pinerolo. Sont présentes 34 personnes (18 hommes et 16 femmes) ; on discute de l’expérience du GU et de l’utilité de Uomini in Cammino, et on avance des propositions de thèmes de travail pour le GU lui-même. Deux sujets surtout animent la soirée (34 interventions en tout, faites par 9 femmes et 9 hommes!):

-la confrontation, même vive, entre hommes en chemin et femmes qui cheminent depuis longtemps;

-la proposition d’affronter le thème de la sexualité masculine et celui de la prostitution.

Dans cette période, le GU reçoit nombre d’invitations (de revues, télévisions, associations féminines...), parce qu’il semble être une expérience presque unique en Italie.

Uomini in Cammino est envoyé à environ 300 adresses, dont plus de 20 revues, journaux et associations. Le réseau se tisse peu à peu. est envoyé à environ 300 adresses, dont plus de 20 revues, journaux et associations. Le réseau se tisse peu à peu.

27.3.98 - Après les rencontres deu 27.2 et du 12.3.98, 8 nouveaux hommes s’intègrent dans le GU, qui modifie alors les modalités des réunions : non plus le jeudi soir de 21 h. à 23 h., mais le vendredi de 17 h 30 à 19 h 30, suivi d’une pizza mangée ensemble, ce qui libère la soirée pour d’autres éventuels engagements.

24.4.98 - Le GU choisit, parmi plusieurs propositions, l’itinéraire pour la prochaine période : partant d’une confrontation sur l’expérience personnelle du bonheur, nous explorerons la sexualité masculine et ses possibles aliénations, parmi lesquelles la prostitution.

Au cours de la même rencontre, nous décidons d’adhérer, via Internet, à un réseau télématique européen qui se propose de lier des groupes et des hommes individuels " profémînîstes ". Le premier acte consitera à mettre sur le réseau cette chronique traduite en français.