Les hommes violents
Daniel Welzer-Lang

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Les hommes violents

Daniel Welzer-Lang, Lierre et Coudrier éditeur, Paris, 1991 

 

  Préface
  Introduction
  1 ère partie      Sur les rapports hommes/femmes
  2 ème partie    L'enquête : méthodes et matériaux recueillis
  3 ème partie    La violence est-elle naturelle ?
  4 ème partie    L'homme violent
  5 ème partie    La femme violentée : victime ou coupable
  6 ème partie    La violence domestique et les coups
  7 ème partie    Des violences symétriques aux femmes violentes
  8 ème partie    L'ordre moral
  Conclusion       Et maintenant, épilogue
  Bibliographie
  ANNEXES  

Préface

Cinq années se sont déroulées depuis la 1ère publication en France de ce livre. Cinq années où de séminaires en colloques, d'émissions de télévision en articles de presse, les violences faites aux femmes ont été déclinées par de multiples voix.

Premier constat : la perception de ces restes de barbarie domestique évolue vite. Le mythe par lequel nous nous les représentons aussi.

Aujourd'hui, il devient évident qu'il s'agit bien de violences "faites aux femmes" et que celles-ci offrent des spécificités particulières.

Deuxième constat : la violence faite aux femme est de plus en plus associée à la domination masculine. Le concept n'est plus tabou. Des grands sociologues y ont contribué, l'aspiration des jeunes, femmes et hommes, à vivre "autre chose" y est pour beaucoup, mais surtout les luttes féministes de la Fédération Solidarité Femmes ont fait éclater la gangue qui brouillait notre vision du phénomène. Les femmes témoignent aujourd'hui à visage découvert. Et pour s'en convaincre on peut lire leur livre Réponses à la violence conjugale qui paraît cette année chez l'Harmattan (1):

Nous pouvons nous féliciter de cette avancée collective.

Pourtant:

Le centre pour hommes violents de Lyon, comme ceux de Paris et Marseille créés au moment de la première édition de ce livre, n'ont toujours pas trouvé une oreille attentionnée auprès des pouvoirs publics, ou pour le dire autrement, ils vivotent par manque de subventions.

Les hommes violents n'existent toujours pas en France.

Ce troisième constat en appelle un autre : le pouvoir masculin (nous n'avons jamais eu si peu de ministres femmes) occulte les véritables causes de la violence faite aux femmes : la différence hiérarchisée des genres et la volonté collective et individuelle des hommes de dominer leurs proches, de leur imposer leur vision du monde.

Nous assistons à un décalage profond entre les aspirations des hommes et des femmes à vouloir transformer "l'héritage" d'oppression et de violence, à vivre des relations égalitaires et les moyens mis en  oeuvre par ceux et celles mandaté-e-s pour accompagner les évolutions de mode de vie.

Et ce n'est pas un problème économique. La violence faite aux femmes coûte cher en soins, en arrêts de travail, en dépannages d'urgence, en accompagnements, en suicides (notamment des conjoints lors des séparations). Ce n'est pas non plus par déficit de personnel compétent : femmes et hommes qui oeuvrent dans cette problématique ont fait leurs preuves depuis longtemps. Non, il s'agit ni plus ni moins que de l'impudence mâle, d'une volontée réactionnaire (au sens littéral du terme) à maintenir les privilèges masculins dont la violence est la condition sine qua non.

Ne pas parler des hommes violents, ne pas faciliter leur accueil, ne pas signifier explicitement que leur comportement est criminel, ne pas étudier le phénomène (la sociologie de la famille est curieusement silencieuse sur le sujet) correspond à une ultime tentative de baillonner les voix de celles et ceux qui manifestent une volonté de changement social profond.

Parions pourtant que cette question sera centrale dans les choix de société futurs. Quels sens peuvent prendre les termes de démocratie, de République, de Droits de l'Homme (ou droits de la personne) tant que des millions de femmes continuent à subir violences et domination masculine, tant que des millions d'hommes sont intimement persuadés que leur comportement est normal et légitime.

J'aimerais enfin, remercier les éditions Coté Femmes d'avoir proposé la réédition de ce livre. J'avoue ma fierté d'être édité par une maison d'édition féministe à côté des auteures qui comme Colette Guillaumin ou Nicole-Claude Mathieu ont permis que des hommes, comme moi, transforment leurs manières de regarder le monde, les femmes et les hommes.

Lyon, 2 Janvier 1996

(1) Marie Bin-heng, Franboise Cherbit, Edith Lombardi, Réponses à la violences conjugales, parcours pour une alternative, l'harmattan, 1996.

Du même auteur

_ 1988 : Le Viol au Masculin, Paris, l'Harmattan.

_ 1992 : Arrête, tu me fais mal_ , la violence domestique 60 questions, 59 réponses, Montréal, Paris, éd. Le Jour, V.L.B.

_ 1993 : Les hommes à la conquète de l'espace domestique, Montréal, Paris, Le Jour, V.L.B (avec J.P. Filiod).

_ 1994 : Prostitution, les uns, les unes et les autres, Paris, Anne Marie Métaillé (en coll avec Lilian Mathieu et Odette Barbosa).

Ouvrages dirigés

_ 1992 -Des Hommes et du Masculin (avec J.P. Filiod eds), Centre d'Etudes Féminines de l'Université de Provence, CREA, Presses Universitaires de Lyon, 245 p. (Bulletin d'informations et d'études féminines, n.s.)

_1994 : La peur de l'autre en soi, du sexisme à l'homophobie (ouvrage collectif coordonné avec Pierre Dutey et Michel DORAIS), Montréal, V.L.B.

_ 1996 : Les faits du logis : épistémologie et socio-analyse de la condition de l'opérateur (avec Laurette Wittner), Lyon, éditions Aléas (à paraître)

Ouvrages traduits :
  Los hombres violentos, éditions Indigo, Bogota (Colombie), 1996 (à paraître).

Daniel W-L est socio-anthropologue, enseignant-chercheur à l'Université Toulouse Le Mirail, membre du Groupe d'études sur la division Sociale et Sexuelle du Travail - GEDISST-CNRS (Paris), Co-fondateur du centre d'accueil pour hommes violents de Lyon créé en Novembre 1987 par l'association RIME (Recherches et Interventions masculines).
Il est auteur en France et au Québec de plusieurs livres sur les constructions sociales du genre masculin.

 

 

"Ce qui a donné un instant la jouissance de comprendre"
Roland BARTHE
 

INTRODUCTION

"J'étais violent parce que je n'arrivais pas à accepter qu'elle ait sa place autonome dans notre couple. J'ai pris conscience que (_) [lorsqu'on] a commencé [à vivre en ] couple, moi j'avais mes normes du couple ; et pour moi la seule preuve que je pouvais avoir de son engagement au sein de notre couple, c'était qu'elle adhère à mes normes ; je ne me suis pas du tout préoccupé de la façon dont elle pouvait vivre les choses. Et comme nous venions tous les deux d'un milieu affectif différent, évidemment, elle n'avait pas la même approche du couple que moi"

Christian - Les Dossiers de l'Ecran - 22/2/91

Les hommes violents commencent à avoir un visage. Timidement, à travers quelques émissions de télévisions ou quelques bribes de témoignages, nous commençons à découvrir qu'ils sont très proches de nous et/ou qu'ils nous ressemblent étrangement. Tous les hommes ne sont pas des hommes violents -heureusement pour nous- mais les caricatures si sécurisantes par lesquelles nous nous représentons les compagnons ou maris des femmes battues, commencent à se fissurer et à laisser filtrer des réalités plus complexes. De même, les témoignages de femmes de chirurgien, de femmes de cadres supérieurs, mettent eux-aussi à bas certaines représentations des victimes.. Timidement, à travers quelques émissions de télévisions ou quelques bribes de témoignages, nous commençons à découvrir qu'ils sont très proches de nous et/ou qu'ils nous ressemblent étrangement. Tous les hommes ne sont pas des hommes violents -heureusement pour nous- mais les caricatures si sécurisantes par lesquelles nous nous représentons les compagnons ou maris des femmes battues, commencent à se fissurer et à laisser filtrer des réalités plus complexes. De même, les témoignages de femmes de chirurgien, de femmes de cadres supérieurs, mettent eux-aussi à bas certaines représentations des victimes.

Dans le même temps, nous commençons à savoir qu'il est possible pour les hommes violents de changer, de quitter la violence pour apprendre une relation plus égalitaire. Tous les hommes qui commencent à venir dans les centres pour hommes violents ne changent pas comme ça, du jour au lendemain ; ou du moins de manière magique. La violence n'est qu'un symptôme. Une fois qu'elle est identifiée et reconnue, il faut encore pouvoir modifier les relations qui la font surgir et qui la légitiment. Certaines décisions pour enrayer les violences conjugales appartiennent uniquement aux hommes qui la pratiquent : on peut choisir de vivre autrement, et ce quelques soient son âge, son milieu socio-professionnel ou son mode vie. D'autres conditions dépendent de notre société qui depuis plusieurs siècles, en apprenant aux hommes et aux femmes ce que doit être un "bon père" ou un "bon mari", autorise les comportements des hommes voire les conseille.

On pourra s'attarder au fil des témoignages -et ils sont volontairement nombreux dans le livre- pour expliquer les formes que prend la violence domestique, mais sans oublier le cadre social et relationnel dans lequel elle s'exerce. La plupart des hommes interrogés sont des plus ordinaires et croient aux prescriptions masculines qui interdit aux hommes de parler d'eux, de dire leurs émotions, leurs peurs. Ils sont les piètres guerriers d'une lutte permanente : lutte entre hommes pour le pouvoir, luttes au travail, dans la rue et _ dans la famille. Ce n'est que par une volonté collective que ces rôles et ces apprentissages pourront changer durablement pour eux, mais aussi pour les générations masculines à venir.

Concernant les hommes violents, en 1991, nous sommes, dans l'ère de la révélation :

- révélations des multiples formes que prennent les violences domestiques ; révélations des tyrannies quotidiennes que vivent des femmes ; révélations aussi des souffrances et des solitudes de leurs conjoints violents. J'avoue mon incrédulité persistante devant les témoignages qui continuent à nous arriver à R.I.M.E dans les permanences du centre d'accueil pour hommes violents de Lyon. Quand cette jeune femme de 19 ans, jeune,belle, dynamique, élève d'une école supérieure de commerce, nous raconte qu'elle a été attachée sur un lit avant de se faire battre ; quand des hommes, médecins, travailleurs sociaux, chefs d'entreprise, ouvriers énoncent claques, coups de poing et violences multiples et s'interrogent sur la réelle gravité de leurs actes_

- révélations aussi auxquelles participent ce livre. S' il y a deux millions de femmes battues, comme l'explique Madame Michèle André, Secrétaire d'Etat chargée des Droits des Femmes en France, c'est qu'il y deux millions d'hommes violents. Ou plutôt : deux millions d'hommes sont violents, donc deux millions de femmes sont violentées. On mesure la portée du questionnement et on comprend pourquoi on ne peut la réduire à un problème inter-individuel.

Les révélations contenues dans ce livre contiennent aussi autre chose : à l'écoute des hommes violents, quand on compare leurs propos et ceux de leurs compagnes, on réalise qu'ils/elle ne parlent pas toujours des mêmes choses. Lorsque un homme dépasse les attitudes de premières défenses, il peut définir plus de violences que sa compagne n'en a repéré ; il explique comment les violences ont commencé avant qu'elle ne s'en aperçoive. On entend ainsi, à travers les multiples histoires de vies , les constructions sociales du masculin et du féminin: on ne naît pas homme, ni homme violent, on le devient, pourrait-on dire en paraphrasant Simone de Beauvoir.

Dès lors, pour l'ensemble de ces hommes, il reste à transformer cette violence apprise, comprendre comment vivre de manière autonome, ne plus être dépendant d'une femme (mère ou épouse). Les hommes qui quittent la violence expliquent le mieux-être de leurs proches, mais surtout - et c'est un espoir- ils expliquent que l'amour peut aussi être vécu à deux, adultes égaux et autonomes, qui se respectent et acceptent leurs différences. Que les hommes pour changer aient utilisé RIME, d'autres associations similaires, des thérapeutes individuels ou un réseau amical ou professionnel, importe peu. L'ensemble de ces hommes explique aujourd'hui qu'ils vivent mieux.

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Qu'en est-il des hommes violents ? Qui sont-ils ? Que disent-ils ? Que pense leur entourage immédiat ? A quoi sert la violence ? Telles sont quelques questions auxquelles aimerait répondre ce livre. .

On ne trouvera pas ici une classification exhaustive des différents types d'hommes qui utilisent la violence. Celle-ci, à supposer qu'elle existe, reste à faire. L'enquête menée pendant trois années a privilégié les témoignages. La proposition contenue ici concerne une première approche "ethnographique" de la violence masculine domestique.

Outre les multiples observations relatées ici, de nombreux passages concernent l'analyse des relations hommes/femmes, appelées rapports sociaux de sexe. En effet, comprendre la violence domestique nécessite un détour par la théorie. On ne peut expliquer son sens qu'en la recontextualisant dans l'évolution plus globale des rapports sociaux dans lesquels, quelles que soient les affirmations des hommes et des femmes, elle s'intègre.

La taille limitée de cet ouvrage et la volonté qu'il puisse être accessible à un large public m'ont poussé à limiter les explications théoriques du cadre global dans lequel s'exercent les violences domestiques. On ne peut toutefois faire l'économie d'un minimum de notions-outils. Comprendre la violence nécessite d'en comprendre les différents décors ; celui des couples où elle s'exerce, celui de la société dans laquelle ces couples vivent.

Dans notre société, les transformations des rapports sociaux sont rapides. A n'en point douter, les idées vont plus vite que les réalités sociales. On aimerait ainsi dire que l'ère de la domination des hommes est révolue et que nous vivons aujourd'hui l'égalité des sexes. Mais, si nous examinons le pourcentage d'hommes et de femmes politiques, l'écart des salaires entre hommes et femmes, l'investissement dans le travail domestique, nous devons constater que malgré des changements rapides, la "domination" des hommes continue de s'exercer dans de nombreux domaines.

La tâche de l'intellectuel est sans doute de penser l'évolution, la post-modernité. Elle ne doit jamais travestir les réalités sociales.

Penser et étudier les différences, les injustices et l'oppression, c'est commencer à penser leurs transformations.

Aussi douloureux qu'ils soient, les constats que propose cette étude de la violence domestique sont nécessaires. Ils sont indispensables à quiconque souhaite continuer la marche vers l'égalité des sexes.

 

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la situation des femmes a été marquée par des évolutions rapides. Ces périodes de changements marquées par l'émergence du féminisme et la ré-apparition des femmes sur les scènes économiques, politiques et sociales ont abouti à une période transitoire dans laquelle les relations entre les sexes sont en pleine mutation.

Les études féministes dans les sciences sociales se sont d'abord centrées sur la place objective des femmes dans la société, la condition féminine, pour ensuite re-situer cette dernière dans l'interaction hommes/femmes, puis dans une problématique de rapports sociaux de sexe.

L'interrogation sur l'oppression "patriarcale" des femmes formulée par le "mouvement des femmes", les questions posées par les chercheures et par quelques hommes, se sont élargies à l'autre terme du rapport hommes/femmes : les hommes et les constructions sociales du masculin.

Il en a été de même quant aux violences domestiques, aux processus par lesquels les femmes sont maintenues sous le pouvoir mâle dans la famille. Après l'ouverture des foyers-refuges pour "femmes battues", la société a découvert les hommes violents et prétend aujourd'hui les accueillir et les transformer.

Toutefois l'écoute de ces derniers, mais plus généralement l'étude du masculin, m'ont montré le peu de connaissances scientifiques concernant les hommes et leurs modes de vie.

Ce livre concerne la violence masculine domestique. A travers la description des acteurs des violences conjugales, de leurs compagnes et des scènes dans lesquelles se déroule la violence, bref, à partir d'une monographie de cette forme particulière de criminalité, mon interrogation concerne l'homme, l'homme au masculin et sa position anthropologique.

Depuis quelques années, le questionnement des modèles traditionnels, ceux vécus par nos parents, est multiple et soulève aujourd'hui des questions chez les femmes et les hommes.

L'appel à l'anthropologie et notamment à l'anthropologie des sexes est croissant. "Dites-nous comment c'est ailleurs? Comment c'était avant? Comment comprendre ce qu'on vit?" Tels sont les sens des questions posées au/ à la chercheur-e par un large public. Les travaux sur la violence masculine domestique, sur les nouveaux comportements masculins dans l'espace domestique, sur l'ancien et le nouveau, sur les alternatives... sont rares. De mes différentes interventions dans et hors l'université, j'ai souvent une vision où le masculin et le féminin, les hommes et les femmes sont chacun-e-s au bord d'un précipice. Chacun-e voudrait avancer, mais évite de faire le premier pas : peur de tomber, de chanceler?

Nous disposons parallèlement d'une part de théories sur l'oppression des femmes, et d'autre part de théories sur les malaises masculins, l'aliénation des hommes, les crises d'identité masculine. Peu de travaux essaient de réconcilier les deux perspectives, qui pourtant ne sont que les faces parallèles de la déconstruction du féminin et du masculin comme catégories sociales et culturelles.

J'ai pu tester la pertinence et les enjeux des hypothèses présentées ici au cours de nombreux débats publics et mesurer combien sur des questions-clefs telle la violence masculine domestique, l'attente est importante. L'écriture du livre en tient compte.

L'ouvrage reprend en partie, une thèse défendue en Mars I990 à LYON et menée sous la direction de François LAPLANTINE que je remercie pour son aide et ses conseils. De même, je remercie Catherine FLAMENT, Pascaline ROUX et Anna VEYRENC pour leurs relectures attentives et leurs conseils, Gérard PETIT et Patrick PELEGE DE BOURGE pour leurs suggestions. Enfin j'adresse toute ma gratitude à Françoise ROUX pour l'énorme travail qu'elle a fourni dans la mise en forme finale du manuscrit.

Le livre tente de questionner nos évidences, ce que j'ai qualifié de mythe moderne. Mais de plus son objectif est d'essayer de faire partager l'étonnement qui m'a envahi depuis que j'ai commencé à étudier les formes de la violence domestique.

Ce que j'ai découvert empiriquement, à savoir le caractère "dérangeant" et "confrontant" de la violence masculine domestique pour chaque individu-e, a donné lieu à des sollicitations constantes d'une multiplicité d'acteurs, d'actrices, d'intellectuel-les progressistes, de militant-e-s (témoignages, réactions, conseils) . Grâce à l'ensemble de ces témoignages, le brouillard qui entoure les pratiques du privé commence à s'éclaircir. Que tous/ toutes mes "informateurs" et "informatrices" en soient remercié-e-s.

Enfin, depuis quelques mois, le gouvernement et Madame la Ministre du droit des femmes, ont développé des campagnes de sensibilisation sur les violences conjugales. La société civile semble découvrir la réalité de ce phénomène social. Pourtant, les images proposées dans les médias, celles des "femmes battues" ou des "hommes violents" sont encore loin de représenter l'ensemble des acteurs et des actrices que j'ai pu rencontrer. Cette campagne, espérons-le, permettra que se développent des recherches en sciences sociales sur le phénomène. En cela, ce livre est historiquement daté.

La porte du privé s'entre'ouvre...

 

 


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